
Planifier le GR R2 en se basant sur les topo-guides classiques est le meilleur moyen de subir le trek. La clé du succès réside dans une logistique préventive, spécifiquement adaptée au terrain et au climat réunionnais.
- Les temps de marche officiels sont calculés pour des marcheurs locaux et sont largement sous-estimés pour un randonneur non acclimaté.
- Certains gîtes, comme la Caverne Dufour, sont de véritables goulots d’étranglement logistiques qui doivent être réservés 3 à 6 mois à l’avance.
- La gestion du poids du sac et de l’approvisionnement en eau est plus critique pour la réussite que la simple condition physique.
Recommandation : Abordez le GR R2 non pas comme un simple défi sportif, mais comme un projet logistique où chaque détail – temps de marche réaliste, réservation, poids, hydratation – est anticipé pour garantir une expérience mémorable.
La grande traversée de La Réunion, le mythique GR R2, fait rêver tout randonneur en quête d’un défi majeur. D’un bout à l’autre de l’île, des paysages volcaniques lunaires aux cirques verdoyants, la promesse est celle d’une immersion totale dans une nature spectaculaire. Beaucoup se lancent dans l’aventure en se fiant aux découpages d’étapes des topo-guides, pensant qu’une bonne condition physique suffira. C’est la première erreur. L’écosystème du GR R2 est unique et ne pardonne pas le manque de préparation. La meilleure période pour s’y aventurer, durant la saison sèche d’avril à novembre, ne doit pas faire oublier les deux variables clés que les guides survolent : l’intense dénivelé et une humidité tropicale qui sapent l’énergie bien plus vite qu’en métropole.
Mais alors, si la difficulté principale n’était pas l’effort physique en lui-même, mais un ensemble de pièges logistiques évitables ? La véritable clé pour transformer cette épreuve potentielle en un plaisir maîtrisé est d’adopter une stratégie de logistique préventive. Il ne s’agit plus seulement de marcher, mais d’anticiper les goulots d’étranglement, de recalculer les efforts, d’optimiser chaque gramme et de sécuriser chaque litre d’eau. C’est cette approche de « chef des opérations » de votre propre trek que nous allons détailler.
Ce guide n’est pas une simple liste d’étapes. C’est une feuille de route stratégique qui décompose les huit points de défaillance les plus courants pour un marcheur moyen, en vous donnant pour chacun une solution concrète et éprouvée sur le terrain. Vous apprendrez à penser comme un organisateur de trek, pas seulement comme un randonneur.
Sommaire : Votre feuille de route pour la grande traversée de la Réunion
- Pourquoi les temps indicatifs des panneaux sont-ils souvent sous-estimés pour les touristes ?
- Gîte de la Caverne Dufour ou Roche Écrite : quels refuges sont complets 6 mois avant ?
- Sources et boutiques : où trouver de l’eau potable sur le sentier entre deux étapes ?
- L’erreur d’emporter trop de vêtements de rechange pour 10 jours de marche
- Comment faire suivre sa valise d’un gîte à l’autre sans la porter ?
- Pourquoi réserver le refuge 3 mois à l’avance est-il impératif pour votre survie ?
- Kilo superflu : comment alléger son sac à 8kg pour 3 jours de marche ?
- Pourquoi dormir dans un îlet isolé est-il la meilleure thérapie anti-stress ?
Pourquoi les temps indicatifs des panneaux sont-ils souvent sous-estimés pour les touristes ?
C’est le premier choc pour le randonneur métropolitain : les temps indiqués sur les panneaux du GR R2 semblent relever de la science-fiction. La raison est simple : ces estimations sont basées sur le rythme d’un marcheur local, acclimaté, léger et habitué à un terrain technique. Pour un marcheur moyen, les ignorer et recalculer son propre temps de parcours est la première étape vers une planification réaliste. Oubliez votre vitesse moyenne sur le plat ; ici, le dénivelé est roi. Le concept fondamental à intégrer est celui du « kilomètre-effort », qui permet de convertir le dénivelé en distance équivalente.
La méthode de calcul la plus fiable consiste à partir d’une base de 4 km/h (et non 5 ou 6), puis d’y ajouter la charge de l’effort vertical. La règle simple est la suivante : 100 mètres de dénivelé positif correspondent à l’effort d’un kilomètre de marche supplémentaire sur terrain plat. À cela s’ajoute le facteur tropical : l’humidité ambiante, même par temps frais, augmente la fatigue et ralentit la progression. Un coefficient de sécurité de 30% sur votre temps total calculé n’est pas un luxe, mais une nécessité pour intégrer les pauses, l’acclimatation et les imprévus.

Cette image illustre parfaitement la différence d’aisance entre un marcheur habitué au terrain et un visiteur. Se fier aux temps officiels, c’est s’exposer à des arrivées nocturnes au gîte, à l’épuisement et à une prise de risque inutile. Adopter une méthode de calcul conservatrice change la donne : le trek n’est plus une course contre la montre, mais une progression maîtrisée.
Gîte de la Caverne Dufour ou Roche Écrite : quels refuges sont complets 6 mois avant ?
Sur le GR R2, tous les gîtes ne se valent pas en termes de criticité. Certains ne sont que des étapes confortables, tandis que d’autres sont de véritables goulots d’étranglement logistiques qui dictent l’ensemble de votre calendrier. Penser pouvoir les réserver quelques semaines à l’avance est une erreur qui peut faire capoter tout le trek. La Caverne Dufour, unique porte d’accès au sommet du Piton des Neiges, est le plus célèbre d’entre eux. Sa popularité est telle que les lits sont souvent réservés 3 à 4 mois, voire 6 mois à l’avance, notamment pendant les vacances scolaires.
Ne pas avoir de place à la Caverne Dufour vous oblige soit à renoncer au lever de soleil sur le toit de l’océan Indien, soit à tenter une montée extrêmement exigeante depuis Cilaos en une seule journée. D’autres gîtes, comme ceux situés au cœur de Mafate ou le Gîte du Volcan, sont également stratégiques car ils sont les seuls points de chute dans des zones isolées. Anticiper leur réservation est donc la pierre angulaire de votre itinéraire. Votre trek ne doit pas être construit puis adapté aux réservations, mais plutôt construit AUTOUR de la disponibilité de ces gîtes critiques.
Ce tableau comparatif met en lumière les hébergements qui nécessitent une planification bien en amont, selon les données du réseau des gîtes départementaux.
| Gîte | Altitude | Capacité | Rôle stratégique | Alternative si complet |
|---|---|---|---|---|
| Caverne Dufour (2478m) | 2478m | 48 lits + 32 places en tentes (haute saison) | Accès obligatoire pour sommet Piton des Neiges | Faire l’aller-retour depuis Cilaos en une journée (sportifs) |
| Gîte du Volcan | 2470m | Restaurant avec vue panoramique, étape GR R2 | Unique hébergement près du Piton de la Fournaise | Bivouac interdit – prévoir étape plus courte/longue |
| Roche Écrite | 1430m | Gîte de montagne en Réserve Naturelle | Point d’accès GR R2 depuis Saint-Denis | Dormir à Dos d’Âne et partir plus tôt |
Sources et boutiques : où trouver de l’eau potable sur le sentier entre deux étapes ?
La gestion de l’eau sur le GR R2 est une question de survie, pas de confort. L’erreur commune est de se fier aux cartes qui indiquent des « sources » ou de sous-estimer la quantité nécessaire dans un climat tropical humide. Une source indiquée sur une carte n’est pas une garantie : elle peut être à sec, difficile d’accès ou polluée. Dans les cirques, notamment à Mafate, l’eau stagnante présente un risque de leptospirose, rendant l’utilisation d’un filtre ou de pastilles de purification absolument non-négociable si vous buvez à une source non captée.
La stratégie la plus sûre est de considérer que vous êtes en autonomie entre chaque gîte ou îlet. La règle d’or est de toujours partir le matin avec les gourdes pleines (2,5L à 3L par personne minimum), même si un point d’eau est annoncé. Dans le cirque de Mafate, les « boutiks » (petites épiceries) tenues par les habitants des îlets sont vos meilleures alliées. L’eau y est chère, mais c’est un prix dérisoire pour la sécurité qu’elles offrent. Planifier ses étapes en fonction de la présence de ces points de ravitaillement est bien plus prudent que de parier sur une source aléatoire. De même, au refuge de la Caverne Dufour, l’eau est une ressource rare et non potable ; il faut prévoir de l’acheter sur place.
Votre plan d’action pour l’approvisionnement en eau
- Anticipation de l’itinéraire : Préférez les tracés qui passent par des points de ravitaillement fiables, comme l’étape via Trois Roches qui dispose d’une source pérenne.
- Remplissage systématique : Remplissez toujours la totalité de vos contenants (minimum 2,5L/personne) au gîte le matin, considérant cela comme votre stock de base pour la journée.
- Traitement de l’eau : Emportez systématiquement un filtre portable et/ou des pastilles de purification pour traiter l’eau des sources et éviter tout risque sanitaire comme la leptospirose.
- Budget « Boutik » : Dans Mafate, intégrez dans votre budget l’achat d’eau en bouteille dans les épiceries locales. C’est votre assurance-vie en cas de forte chaleur ou d’effort imprévu.
- Vérification avant le départ : Avant chaque étape, demandez au gardien du gîte l’état des sources sur le parcours. C’est l’information la plus fraîche et la plus fiable.
En suivant cette approche rigoureuse, l’eau cesse d’être une source d’anxiété pour devenir un simple paramètre logistique maîtrisé, une leçon partagée par de nombreux trekkeurs expérimentés.
L’erreur d’emporter trop de vêtements de rechange pour 10 jours de marche
Le réflexe naturel pour un trek de 10 jours est de vouloir « prévoir large » en matière de vêtements. C’est une erreur qui se paie en kilos superflus sur le dos, transformant le plaisir de la marche en calvaire. Sur le GR R2, la clé n’est pas la quantité, mais la polyvalence et la capacité de séchage. Le climat tropical humide signifie que vous transpirerez beaucoup, mais aussi que les vêtements techniques peuvent sécher très rapidement si vous adoptez la bonne stratégie. Oubliez le coton qui reste humide pendant des jours et privilégiez la laine mérinos ou les synthétiques.
La méthode la plus efficace est la « règle des trois ensembles » : un pour marcher, un pour le soir au gîte, et un de secours.
- Ensemble de marche : 1 t-shirt technique (mérinos idéalement pour ses propriétés anti-odeurs) et 1 short ou pantalon de randonnée. Cet ensemble sera lavé chaque soir.
- Ensemble de repos : 1 t-shirt propre et 1 pantalon léger pour être à l’aise au gîte. C’est votre tenue « propre » de la journée.
- Ensemble de secours : 1 t-shirt et 1 paire de chaussettes, rangés au sec dans un sac étanche. C’est votre joker en cas de pluie battante ou si votre tenue de marche n’a pas eu le temps de sécher.
Pour les sous-vêtements et les chaussettes, trois paires suffisent en appliquant le même principe de rotation et de lessive quotidienne. Un petit morceau de savon de Marseille et une cordelette suffisent. Le soir, lavez votre tenue de marche et suspendez-la. Même dans l’humidité, une nuit suffit souvent à la rendre portable le lendemain.

Adopter ce minimalisme vestimentaire permet d’économiser un à deux kilos, un gain énorme qui change radicalement l’expérience de la randonnée. Chaque gramme compte lorsque le dénivelé s’accumule.
Comment faire suivre sa valise d’un gîte à l’autre sans la porter ?
Porter un sac léger est essentiel, mais cela implique de faire des sacrifices sur le confort et les affaires personnelles. Une solution existe pour concilier les deux : le transfert de bagages. Plusieurs prestataires à La Réunion proposent des services de conciergerie qui permettent de randonner la journée avec un sac léger (contenant juste le nécessaire pour l’étape) et de retrouver son bagage principal à l’arrivée au gîte le soir. C’est une option particulièrement appréciée pour ceux qui ne veulent pas renoncer à leurs affaires de rechange, à un bon livre ou à du matériel photo plus conséquent.
Cependant, il est crucial de comprendre la limite majeure de ce service : il ne fonctionne que pour les étapes accessibles par la route. Le cirque de Mafate, accessible uniquement à pied ou en hélicoptère, est exclu de ces circuits logistiques. La stratégie la plus courante consiste à utiliser ce service pour les premières et dernières parties du GR R2, et à prévoir une section en autonomie de 4 à 5 jours pour la traversée de Mafate. Par exemple, un service comme Horizon Réunion peut transférer votre bagage principal à Cilaos, où vous le récupérerez après votre boucle dans Mafate, vous permettant de faire le plein d’affaires propres avant d’attaquer la fin du trek.
Ce confort a un coût, mais il peut transformer l’expérience pour de nombreux marcheurs. Il faut compter un budget spécifique pour ce service, qui peut varier. À titre d’exemple, selon les tarifs 2024 de La Conciergerie à Saint-Leu, il faut prévoir un budget d’environ 60€ pour une prestation de livraison. C’est un investissement dans votre confort et votre endurance.
Pourquoi réserver le refuge 3 mois à l’avance est-il impératif pour votre survie ?
Le terme « survie » peut sembler excessif, mais dans le contexte des refuges d’altitude du GR R2, il est tristement approprié. L’erreur est de considérer un gîte de haute montagne comme un simple hôtel. Le refuge de la Caverne Dufour, à 2 478 mètres d’altitude, n’est pas une option de confort, c’est un abri vital. Les conditions y sont rudimentaires : dortoirs serrés, pas de douches, et des températures nocturnes qui peuvent chuter sous 0°C, même en plein été austral. Se présenter sans réservation en espérant une place de dernière minute, c’est s’exposer à un refus et à une situation extrêmement dangereuse.
Le bivouac étant strictement interdit dans le cœur du Parc National pour des raisons de préservation, il n’y a aucune alternative légale. Se retrouver dehors à cette altitude, sans équipement de bivouac adapté, expose à un risque réel et rapide d’hypothermie. L’air froid et humide de la montagne est impitoyable. Chaque année, des randonneurs imprudents se mettent en danger en sous-estimant ce point. Comme le raconte un randonneur ayant fait l’ascension, l’air froid à 2h45 du matin rappelle la rigueur des conditions, même à l’intérieur du refuge.
La popularité croissante du GR R2 a saturé ces infrastructures. Avec plus d’un million de passages pédestres comptabilisés sur les sentiers, la pression sur les quelques dizaines de lits disponibles est immense. Réserver 3 à 6 mois à l’avance n’est donc pas une simple précaution, c’est l’acte de planification qui garantit votre sécurité. C’est la différence entre une nuit réparatrice avant l’ascension du Piton des Neiges et une situation de détresse en haute montagne.
Kilo superflu : comment alléger son sac à 8kg pour 3 jours de marche ?
Sur un trek aussi exigeant que le GR R2, souvent considéré comme le GR français le plus difficile après le GR20 corse, chaque kilo compte double. L’objectif pour un trek en gîtes (sans tente ni matériel de cuisine lourd) est de viser un sac pesant entre 8 et 10 kg maximum, eau comprise. Dépasser ce poids, c’est transformer la randonnée en chemin de croix et augmenter drastiquement le risque de blessures. Pour y parvenir, il faut adopter une approche radicale de chasse au poids superflu, en se concentrant sur les « Big Four » de l’équipement : le sac, le couchage, l’abri (qui est ici le gîte) et le système d’hydratation.
La méthode est simple :
- Le sac : Choisissez un sac de 40-50L dont le poids à vide ne dépasse pas 1,2 kg.
- Le couchage : Les gîtes fournissent des couvertures. Un simple drap de soie (ou « sac à viande ») est donc suffisant. C’est une économie de poids et de volume considérable par rapport à un sac de couchage.
- L’abri : Comme le bivouac est interdit dans la plupart des zones, vous n’avez pas à porter de tente, ce qui représente déjà une économie de 1 à 2 kg.
- L’hydratation : Préférez deux gourdes souples de 1L à une poche à eau de 2L. C’est plus polyvalent pour le remplissage et plus facile pour équilibrer la charge.
L’alimentation est un autre poste d’allègement majeur. La stratégie la plus efficace est l’autonomie hybride. Comme le détaille une analyse fine de la préparation du GR R2, il est judicieux de profiter des excellents et copieux dîners créoles servis dans tous les gîtes. Pour les midis, surtout dans les sections isolées de Mafate, emportez 2 ou 3 repas lyophilisés. Cette approche permet de limiter le poids de la nourriture tout en gardant une autonomie pour les déjeuners et en s’immergeant dans la culture locale le soir. Le budget moyen pour cette formule (gîte + repas) tourne autour de 45 euros par jour.
À retenir
- Les temps des panneaux sont pour les locaux ; ajoutez systématiquement 30% à votre calcul basé sur le « kilomètre-effort ».
- Réservez la Caverne Dufour et les gîtes de Mafate 3 à 6 mois à l’avance. C’est l’épine dorsale non négociable de votre calendrier.
- Votre réussite dépend plus de votre stratégie d’eau et de la légèreté de votre sac (objectif 8-10kg) que de votre seule endurance.
Pourquoi dormir dans un îlet isolé est-il la meilleure thérapie anti-stress ?
Au-delà de l’exploit sportif, le GR R2 offre une récompense bien plus profonde, particulièrement lors des étapes dans le cirque de Mafate : une déconnexion numérique et mentale forcée. Mafate, cœur habité du Parc National et classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, a la particularité unique d’être inaccessible par la route. Cette isolation géographique a une conséquence directe : dans la plupart des îlets, il n’y a ni réseau 4G, ni WiFi. Ce qui pourrait apparaître comme une contrainte est en réalité la plus grande force de l’expérience mafataise.
Cette absence de connexion impose un retour à l’essentiel. Le smartphone redevient un simple appareil photo. Les soirées ne sont plus rythmées par le défilement des notifications, mais par les conversations avec les autres randonneurs, les gardiens de gîte et les habitants. Le temps semble s’étirer. Le rythme de vie se cale sur celui du soleil et de l’effort physique. Le stress de la vie urbaine, l’injonction à être joignable et productif, s’évaporent littéralement dans la majesté des remparts et la simplicité de l’instant présent.
Seul des trois cirques à n’être accessible qu’à pied, Mafate a conservé toute son authenticité. L’ambiance y est conviviale. Les randonneurs témoignent unanimement du caractère transformateur de cette déconnexion imposée : le temps semble s’étirer, les conversations deviennent plus authentiques, et le stress urbain s’évapore littéralement dans l’effort de la marche.
– Récit d’un randonneur, inspiré des observations sur l’authenticité de Mafate

Dormir dans un îlet, c’est s’offrir une cure de silence et de présence au monde. C’est comprendre que la plus grande richesse du trek n’est pas le nombre de kilomètres parcourus, mais la qualité de la présence à soi-même et aux autres, rendue possible par cette parenthèse hors du temps.
Maintenant que vous détenez les clés logistiques pour aborder le GR R2 avec sérénité, la prochaine étape vous appartient. Prenez une carte, appliquez ces principes de précaution, et commencez à tracer l’itinéraire personnalisé qui fera de cette aventure votre propre épopée mémorable.